Pourquoi OSFarm

Parce que les outils de la ferme doivent rester à ceux qui la cultivent.

Pendant des siècles, les villages ont partagé leurs pâtures, leurs fours et leurs semences. On appelait ces biens les communaux.

Aujourd’hui, ce sont les machines, les données et les logiciels des fermes qui se referment.

OSFarm défend le chemin inverse : des outils ouverts, entretenus en commun, pour que les agriculteurs restent maîtres de leur travail, de leurs choix et de leurs données.

Ce qui se referme, ce que nous rouvrons

Les quatre familles de l’annuaire des communs sont les quatre terrains où l’agriculture perd la main, et où elle peut la reprendre.

Famille Ce qui se referme Ce que le commun rend possible Dans l’annuaire
Matériel Sur beaucoup de machines récentes, une réparation ne se valide qu’avec le logiciel du constructeur, réservé à ses concessionnaires. Plans, pièces et code publiés : la machine se répare à la ferme, à l’atelier du village ou entre voisins. L’Atelier Paysan, AgOpenGPS
Données Les données produites sur la ferme partent chez le fabricant ou l’éditeur, dans des formats que les autres outils ne savent pas lire. Formats ouverts et référentiels publics : les données restent à l’agriculteur et passent d’un outil à l’autre. Météo-France, Data Food Consortium
Logiciel Abonnements, formats maison, et des outils qui disparaissent quand l’éditeur change de stratégie. Le code libre survit à l’entreprise qui l’a écrit, et chacun peut l’adapter à sa ferme. Ekylibre, farmOS, QGIS
Modèles d’IA Des conseils produits par des modèles dont personne ne peut vérifier les données ni le raisonnement. Des modèles ouverts et sobres, entraînés sur des données connues, qui tournent sur des serveurs qu’on maîtrise. PlantCV, Mistral AI

Réparer son tracteur, un droit à reconquérir

Aux États-Unis, des agriculteurs attendent le concessionnaire pour une panne qu’ils sauraient réparer eux-mêmes, faute d’accès au logiciel de la machine. Le reportage de More Perfect Union chiffre la facture à 4 milliards de dollars par an.

Un matériel dont les plans et le code sont ouverts ne laisse personne dans cette situation.

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Ce qui nous guide

L’ouverture
Code, plans et données sont publiés sous licence libre : chacun peut les utiliser, les étudier, les modifier et les partager.
Les communs
Une ressource partagée ne vit que si une communauté l’entretient et en fixe les règles. Nous relions, documentons et soutenons celles qui le font.
L’autonomie des fermes
L’agriculteur choisit ses outils, répare ses machines et garde la main sur ses données. Changer de fournisseur ne doit rien lui coûter.
La coopération
Agriculteurs, entreprises, chercheurs et collectivités construisent une fois, ensemble, ce que chacun réinventait seul dans son coin.

Ce que fait OSFarm

  • Recenser les communs

    L’annuaire rassemble 184 communs agricoles, logiciels, matériels, données et modèles, repérés par notre veille et relus avant publication.

    Explorer l’annuaire
  • Former et accompagner

    17 formations et 7 missions de conseil, assurées par 13 adhérents. L’association met en relation sans prendre de commission.

    Voir le catalogue
  • Rassembler ceux qui les font

    Agriculteurs, éditeurs, fabricants et chercheurs se retrouvent dans l’association, au Salon de l’agriculture et lors de nos rencontres annuelles.

    Découvrir le collectif

Ce que disent la FAO et les Nations unies

Les grandes institutions font le même constat : sans outils accessibles et partagés, la plupart des petites fermes du monde resteront à l’écart des technologies agricoles.

Toute la documentation sur l’IA et le numérique agricoles

Un commun n’existe que si on l’entretient.

Adhérer à OSFarm, c’est faire vivre la veille, l’annuaire et les rencontres, et voter en assemblée générale.